Retour vers le futur, film de science-fiction par Robert Zemeckis (1985)

En 1985, l’inventeur Doc Emmett Brown parvient à créer une machine à voyager dans le temps ; cependant, il a dû voler du plutonium à une bande de terroristes pour la faire fonctionner. Alors qu’il l’essaie la machine avec son jeune ami Marty McFly, les terroristes débarquent pour se venger et lui tirent dessus ; Marty, quant-à lui, utilise la machine et retourne à l’époque où se sont rencontrés ses parents…

Retour vers le furtur, Robert Zemeckis
Je n’avais jamais vu ce film jusqu’à présent, et je craignais un peu de ne pas l’apprécier vu son âge (1985, ça commence à dater !) et le mien (on est plus critique en vieillissant). Mais j’avais tout faux, ce film est génial.

Alors oui, certaines choses semblent un peu désuètes -surtout les maquillages de vieillissement, en fait- mais l’ensemble du film n’a pas pris une ride. Le jeu des acteurs est peu être un peu exagéré pour certains, la répétition de certaines scènes assez lourde (je pense aux confrontations parallèles entre Biff et le père de McFly), et certains passages de l’intrigue trop simples (avoir un coup de foudre pour celui qui vient de vous sauver d’un potentiel violeur). Biff est le cliché même du “bully” nord américain, grand, fort, idiot, méchant sans raison. Une photo qui s’efface devient le baromètre efficace de la disparition existentielle. Se pendre un éclair en pleine poire ne vous grille même pas une neurone (ou alors, Emmett Brown a l’habitude. Cela expliquerait bien des choses…). Ce film est donc parfois simpliste, ou cliché.

Mais il est drôle. Inventif. Ingénieux. On s’attache immédiatement au personnage principal, un adolescent lambda qui aime le skate, le rock’n roll et les inventions douteuses du Doc fol dingue. Marty est aussi déterminé, capable de tenir sa position, doué de bon sens (qualité trop rare chez les héros d’Hollywood) et à mourir de rire lorsqu’il se retrouve en position compromettante dans le passé. Le savant fou est tellement enthousiaste qu’on a envie de lui donner des calmants. Ou du café, pour voir. Le père de Marty est insupportable (volontairement), mais son acteur parvient bien à nous faire passer ses émotions, et à montrer son évolution. La mère de Marty provoque une bonne douzaine d’éclats de rire sur l’échelle de la sainte nitouche perverse. Ces deux là se sont bien trouvés…

Ah oui : mention spéciale pour la musique. L’OST est tout aussi mémorable que les concerts rock de Marty.

*

Un excellent film de science-fiction. Je ne m’étonne pas que ce soit devenu un classique.

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