Muriel (Muriel’s Wedding), drame de P.J. Hogan, 1994

Mal entourée par une famille et des amies qui la rabaissent, Muriel passe son temps enfermée dans sa chambre à écouter ABBA. Elle réussit cependant à mettre la main sur une grosse somme d’argent et s’enfuit à la poursuite de son rêve : se marier…

Muriel's Wedding poster
Je m’attendais à une comédie à l’états-unienne, dégoulinante et grasse. Ce film a dépassé toutes mes attentes.

D’après la bande-annonce, ce film est une comédie nord-américaine un peu vulgaire. D’après le film, c’est un drame intéressant et pas forcément drôle nous venant d’Australie.

L’intrigue est clairement une quête initiatique, où l’héroïne ne peut venir à bout de la majorité de ses problèmes avec les autres et découvre qu’elle doit commencer par se remettre en question, elle et ses rêves. Muriel doit grandir, mûrir, et découvrir que l’habit ne fait pas plus le moine que la mariée, et que le changement ne vient pas de l’extérieur, mais de soi. C’est tout ce travail de prise de conscience que le film présente, en brossant également le portrait de nombreux protagonistes aux caractère et aspirations différentes.

Les chansons d’ABBA en filigrane ajoutent une touche de fraîcheur et de gaité dans cette histoire en somme assez triste, dont les personnages sont bardés de défauts et de mauvaises décisions qui nous ramènent à la réalité. Cependant, le message d’ensemble est encourageant, et engage le spectateur à ne pas se contenter des attentes sociales pour trouver son propre chemin vers le bonheur.

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Un film plutôt intelligent et assez surprenant, à regarder dans un moment tranquille, sous la couette avec un gros pot de glace.