Caprica, série par Remi Aubuchon, David Eick et Ronald D. Moore (2010)

L’histoire se déroule dans un univers futuriste. Sur la planète Caprica, un groupuscule monothéiste cherche à imposer sa religion au reste des humains, essentiellement polythéiste, en planifiant des actes terroristes. L’un d’entre eux devance tout les autres en se faisant sauter dans un train. Parmi les nombreuses victimes de cet attentat se trouve Zoé, la fille du créateur du V-World, un monde virtuel très réaliste. Zoé est également une informaticienne de génie, qui a réussi à synthétiser un avatar virtuel si parfait qu’il en devient réel. Lorsque Zoé meurt, son avatar poursuit son existence dans le V-World, et va chercher à découvrir pourquoi Zoé l’a créé…

Caprica, série par Remi Aubuchon, David Eick et Ronald D. Moore (2010)
Cette série de 18 épisodes de 42 minutes précède la série Battlestar Galactica.

Lors de la rédaction de cet article, je n’ai pas vue Battlestar Galactica, que cette série est censé introduire partiellement, donc je la juge en tant que telle. L’intrigue est complexe, et peut sembler parfois un peu confuse ou incohérente, mais vraiment pas assez pour que se soit un vrai problème ; c’est juste une question de détails un peu flous, et la trame reste très claire. On n’a pas besoin de connaître Battlestar pour comprendre ce qui se passe, ce qui est toujours appréciable dans une préquelle. L’intrigue est dense, riche, fouillée, et le seul vrai bémol de la série se trouve au niveau des robots en 3D, qui blesse un peu les yeux par moments.

Les personnages semblent très vivants, attachants ou détestables, surprenants, et ne sont pas ceux qu’on imaginait être au départ. Ils ont quelque chose de très organique, de très humain, et semblent bien réel. L’univers dans lequel ils évoluent est également très cohérent, et on découvre des cultures et modes de vie particuliers pour nous mais qui semblent absolument ordinaires pour les personnages, et leurs acteurs : le V-World, les mariages gays ou multi-polygames sans clichés, les coutumes taurones de tatouages et de loyauté familiale aux connotations un peu mafieuses…

Évidemment, dans cet univers où le monde virtuel et la robotique sont centraux, on se pose les questions habituelles : Les robots peuvent-ils être humains ? Qu’est-ce que l’humanité ? Mais cette série va plus loin en explorant cette notion d’humanité au travers de la croyance et de l’illusion, du monde virtuel et de la foi religieuse. On s’interroge sur la généalogie de la morale. On y décortique les jeux de pouvoir nichés au sein des cellules religieuses fanatiques, où finalement avoir raison, être meilleur, “élu”, dominer, supplante la recherche de dieu et de sa vérité. On y parle également de confiance, par le biais de la famille traditionnelle (un homme, une femme, et des tas de secrets), du groupuscule familial Tauron où le “Guatrau” est clairement une sorte de Padrino devant protéger “la Famille”, du monde de l’entreprise commerciale, de la police…

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Conclusion : Une excellente série, que je ne saurais trop recommander aux amateurs de science-fiction.

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